Notre offre de travaux
Les deux process, et leurs domaines de pertinence
Nous maîtrisons les deux familles de procédés ce qui nous permet de retenir le bon process pour chaque chantier plutôt que d’imposer celui que nous savons mettre en œuvre :
- Béton projeté voie sèche : Ciment et granulats sont mélangés à sec et acheminés par air comprimé jusqu’à la lance, où l’eau est ajoutée juste avant projection. Process privilégié quand le pompage couvre de longues distances ou nécessite des dénivelés importants, et sur les chantiers en milieu confiné ou difficile d’accès.
- Béton projeté voie mouillée : Le mortier est gâché à l’avance et projeté sous pression. Mélange plus homogène, taux de rebond plus faible, production de poussière sensiblement réduite, ce qui rend ce process particulièrement adapté aux interventions en milieu occupé ou sensible.
Notre démarche d’exécution
Conformément aux principes de la norme NF EN 1504-9 et aux guides STRRES FABEM, nos équipes appliquent une démarche structurée :
- Diagnostic préalable et choix du process en fonction du contexte de chantier, de la pathologie traitée et des contraintes d’exploitation
- Préparation du support : décapage par hydrodémolition à haute pression, repérage et passivation des armatures, contrôle de la teneur en eau du support
- Mise en place du ferraillage additionnel : treillis, barres en attente, connecteurs, calage pour garantir l’enrobage
- Installation de piges et témoins d’épaisseur sur l’ensemble de la zone à traiter
- Projection par opérateurs qualifiés certifiés Asquapro, contrôle de la distance à la paroi et de l’angle d’attaque
- Contrôles d’exécution : mesures d’épaisseur en continu, prélèvements d’éprouvettes pour essais en compression, traçabilité du chantier
Réparation béton
Reprise des bétons dégradés, traitement des armatures corrodées, reconstitution des sections, puis protection durable contre la carbonatation pour empêcher la récidive. Diagnostic des pathologies du béton et mortiers de réparation.
Renforcement par matériaux composites, PRFC
Polymères Renforcés de Fibres de Carbone collés en surface ou engravés, pour augmenter la capacité portante en flexion, cisaillement ou confinement. Renforts métalliques selon contraintes.
Retrouvez les questions les plus fréquentes :
Peut-on intervenir sur un ouvrage exploité ?
Oui, c’est même une part essentielle de notre activité. Les ouvrages d’art autoroutiers, les parkings, les sites industriels en activité, les ponts ferroviaires sont rarement déposables. Le phasage, l’étaiement éventuel, les coupures partielles ou nocturnes, la gestion des coactivités font partie intégrante de notre offre.
Béton projeté voie sèche ou voie mouillée ?
Les deux techniques diffèrent par le moment d’introduction de l’eau dans le mélange. La voie sèche mélange ciment et granulats secs, l’eau étant ajoutée à la lance — elle convient aux chantiers de longue portée et aux ouvrages génie civil. La voie mouillée projette un mortier déjà gâché, ce qui réduit les pertes par rebond et la poussière. Chaque procédé fait l’objet d’une qualification Qualibat distincte (7274 et 7275) ; nous maîtrisons les deux.
Lamelles carbone (PRFC) ou renforts métalliques ?
Les deux procédés répondent au même besoin, augmenter la capacité portante d’un élément structurel, mais leurs propriétés diffèrent. Le PRFC est léger, résistant à la corrosion et facile à mettre en œuvre, ce qui le rend particulièrement adapté en sous-face d’ouvrages exploités ou en milieu agressif. Les renforts métalliques offrent une rigidité supérieure et restent pertinents sur certaines géométries ou pour reprendre des efforts concentrés. Le choix se fait au cas par cas, avec le bureau d’études.
Qu’est-ce que la carbonatation ?
La carbonatation est la réaction du CO₂ atmosphérique avec la chaux du béton, qui en réduit progressivement la basicité. Une fois que le front de carbonatation atteint les armatures, celles-ci perdent leur passivation naturelle et commencent à corroder, ce qui provoque l’éclatement du béton de surface. La protection anti-carbonatation est un revêtement de surface qui bloque la pénétration du CO₂, en préventif ou en curatif après réparation.
Pourquoi le diagnostic chantier est-il indispensable ?
Les pathologies du béton, carbonatation, corrosion d’armatures, fissuration active, perte de capacité portante, présentent souvent des symptômes proches mais appellent des traitements très différents. Un procédé bien exécuté sur une cause mal identifiée se solde par une récidive de la pathologie, parfois aggravée. Nous conditionnons systématiquement nos préconisations à un diagnostic en bonne et due forme.
Faut-il réparer un ouvrage dégradé ou le reconstruire ?
Dans la grande majorité des cas, la réparation et le renforcement permettent de prolonger la durée de vie d’un ouvrage à un coût et un impact carbone très inférieurs à ceux d’une reconstruction, à condition que le diagnostic identifie correctement les pathologies en cours et que le procédé retenu traite leur cause. C’est ce que la NF EN 1504-9 appelle le choix du « principe d’intervention ».