Vos problématiques
La corrosion des armatures est la première cause de dégradation prématurée des ouvrages en béton. Elle progresse silencieusement, souvent sans signal visible, jusqu’à compromettre la structure.
Choisir le bon traitement
selon l’état de l’ouvrage
Protection de surface, traitement électrochimique actif, ou combinaison des deux : le choix dépend de la nature de la corrosion, de son avancement, des conditions d’environnement et de la durée de protection visée.
Des ouvrages soumis à
des agressions durables
Chlorures en milieu maritime ou de déverglaçage, carbonatation atmosphérique, environnements industriels agressifs : les mécanismes de corrosion varient selon le contexte.
Une dégradation qui ne
se voit pas toujours
Le support compte autant que le produit. Un béton négligé, des fissures ignorées, une humidité non maîtrisée et la pose est compromise.
Réparer sans protéger,
c’est recommencer
Une réparation qui ne traite pas la cause de la corrosion n’arrête pas le processus. La protection est indissociable de la réparation pour garantir la durabilité du traitement.
Comprendre la corrosion : deux mécanismes
La corrosion des aciers dans lé béton résulte principalement de deux mécanismes. Leur identification conditionne le choix du traitement.
- La carbonatation : Le dioxyde de carbone de l’air pénètre progressivement dans le béton et abaisse son pH. La couche passive alcaline qui protège les armatures se dégrade, et la corrosion s’amorce lorsque le front de carbonatation atteint l’acier.
- La contamination par les chlorures : Les ions chlorure, issus du milieu marin ou des sels de déverglaçage, pénètrent dans le béton jusqu’aux armatures. Ils rompent localement la couche passive et déclenchent une corrosion.
Le traitement par protection cathodique
La protection cathodique est le traitement électrochimique de la corrosion des armatures. Elle est mise en œuvre selon deux familles, retenues en fonction de l’état de l’ouvrage et des données du diagnostic :
- Protection cathodique par courant imposé (PCCI) : les électrons sont générés par la force électromotrice d’un générateur. L’anode est de type inerte, en titane/MMO ou en carbone.
- Protection cathodique par courant galvanique (PCCG) : les électrons sont produits par une anode galvanique, dont le potentiel est inférieur à celui des aciers, principalement en zinc.
- Cadre normatif : La NF EN ISO 12696 constitue le référentiel de la protection cathodique de l’acier dans le béton. Les niveaux de compétence du personnel intervenant sont définis par la NF EN ISO 15257.
Simulation de lignes de courant de corrosion et de protection cathodique sur colonne de château d’eau :
Notre démarche
Le traitement n’est jamais générique. Il est défini à partir du diagnostic de l’ouvrage, qui établit l’état du béton et des armatures : cartographie des potentiels de corrosion, résistivité du béton, continuité électrique des armatures, teneur en chlorures. Croisées avec les exigences normatives, ces données orientent le choix de la solution et son dimensionnement.
La conception, la réalisation, la mise en place ainsi que le suivi de la protection cathodique doivent être réalisés par des personnes certifiées conformément à la norme NF EN ISO 15257. Quant à l’évaluation de la performance de la protection cathodique, elle est gérée conformément à la norme NF EN ISO 12696.
La valeur ajoutée d’ÉTANDEX
Une intervention fondée sur le diagnostic
ÉTANDEX définit le traitement à partir du diagnostic de l’ouvrage et dans le respect des exigences normatives. Aucune solution n’est appliquée par défaut, chaque intervention répond à l’état réel de la structure.
Un seul interlocuteur pour l’ensemble des besoins
Étanchéité et cuvelage, réparation et renfort de structures, protection cathodique et anticorrosion : ÉTANDEX réunit ses 3 domaines d’expertise. Vous disposez d’un interlocuteur unique, de la définition du traitement à son exécution.
Des certifications qui engagent
Les ingénieurs intervenant en protection cathodique sont certifiés selon les niveaux de la norme NF EN ISO 15257. Cette certification, requise pour la supervision des installations, engage la responsabilité de l’intervenant.
Suivi et traçabilité dans la durée
Le suivi et l’évaluation de la performance de la protection cathodique sont réalisés afin de vérifier le bon fonctionnement du système. Des rapports de suivi sont rédigés, comprenant une analyse des mesures de potentiel et un ajustement du courant si besoin.
Retrouvez les questions les plus fréquentes :
La protection cathodique convient-elle à tous les types d’ouvrages ?
La protection cathodique est particulièrement adaptée aux ouvrages exposés à des agressions durables : structures maritimes ou côtières, parkings soumis aux sels de déverglaçage, ouvrages d’art en milieu agressif, structures industrielles. Elle est indiquée lorsque la corrosion est généralisée ou que les conditions d’exposition rendent une protection de surface seule insuffisante. Un diagnostic préalable est toujours nécessaire pour confirmer l’indication et dimensionner correctement le système.
Quand la corrosion commence t-elle dans un ouvrage en béton ?
Les signaux visibles sont des symptômes tardifs. La corrosion des armatures dans un ouvrage en béton commence lorsque la couche passive qui protège l’acier est rompue.
Quelle est la différence entre la protection cathodique et un revêtement anti-corrosion ?
Un revêtement de protection agit comme une barrière physique et chimique entre le béton et l’environnement agressif. La protection cathodique est un traitement électrochimique actif qui agit directement sur les armatures en neutralisant le processus de corrosion à sa source. Les deux techniques ne s’opposent pas : elles correspondent à des situations différentes, et peuvent être combinées. Le choix dépend de l’état d’avancement de la corrosion et des conditions d’environnement de l’ouvrage.