Karima : de stagiaire à Responsable, une ingénieure qui a grandi avec Etandex

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Etandex

22 ans, diplôme d’ingénieure tout juste en poche, jeune maman depuis peu : c’est ainsi que Karima a poussé la porte d’Etandex, il y a 11 ans. À l’époque, l’entreprise comptait environ 250 personnes. Aujourd’hui, elle en compte plus de 1 000 et Karima est devenue Responsable de la formation de plus de 300 profils par an.

« On vous responsabilise très vite chez Etandex. On apprend l’équivalent de cinq ans en deux ans. J’ai grandi en même temps que l’entreprise. »

Karima Bancarel

Une carrière construite sur le terrain

Trois enfants, deux promotions, une conviction : chez Karima, la vie professionnelle et personnelle ont avancé main dans la main. Son premier fils est né pendant ses études, le deuxième après sa première promotion en 2017, le troisième après la deuxième en 2020. Une progression qu’elle attribue directement aux responsabilités que l’entreprise lui a confiées, étape après étape.

Comme beaucoup de femmes dans des métiers techniques, Karima a connu le syndrome de l’imposteur, cette idée qu’il faudrait en faire plus que les autres pour être légitime. Sa réponse : faire ses preuves par le terrain, pas par le bruit. C’est certes plus long, mais plus solide.

Etandex

Former au « pourquoi », pas seulement au « comment »

Le vrai déclic dans son rôle de formatrice ? Le jour où elle a commencé à expliquer aux équipes pourquoi elles faisaient ce qu’elles faisaient, pas seulement comment. Comprendre l’enjeu structurel d’un geste, ce n’est plus seulement suivre une procédure : c’est se responsabiliser et mesurer les conséquences de ses actes.

« Si je forme sur un procédé, c’est que je l’ai pratiqué, compris et testé dans des conditions réelles. Du coulage du béton jusqu’aux essais en laboratoire. Pas de raccourci. »

Karima Bancarel

Savoir dire « je ne sais pas », sans jamais s’en contenter : pour Karima, ce n’est pas un aveu de faiblesse, c’est de la rigueur. Une exigence qu’elle a portée jusqu’à la co-rédaction, en août 2024, d’un ouvrage de référence pour le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment).

Le terrain, un espace où l’on se serre les coudes

Sur les idées reçues qui persistent sur la place des femmes sur les chantiers, Karima est directe : elle a connu bien plus de rapports de force dans les bureaux que sur le terrain. Sur un chantier, pas de faux-semblants ni de stratégie, on prend soin les uns des autres.

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