ETANDEX a présenté ses travaux sur l’étanchéité des ouvrages nucléaires enterrés au TINCE 2026
Nos équipes ont présenté leurs travaux sur la réhabilitation des ouvrages enterrés en contexte nucléaire à l’occasion de TINCE 2026 (Technological Innovations in Nuclear Civil Engineering), qui s’est tenu du 20 au 22 mai 2026 au Palais des Congrès de Tours, sous l’organisation de la Société Française d’Énergie Nucléaire (SFEN).
Cette communication a été co-écrite par Erik Vimond, Directeur Ingénierie d’ETANDEX, et Vincent Boutin, responsable du laboratoire de génie parasismique au CEA. Le papier complet a été présenté lors de cet événement.
Concevoir pour l’intervention future
Les échanges autour de cette communication ont mis en lumière un principe qui dépasse le cas d’étude présenté : un ouvrage enterré ne doit jamais être conçu comme un système d’étanchéité figé, mais comme un dispositif qui laisse la place à une intervention future.
Les géomembranes appliquées en extrados restent la réponse appropriée pour les structures neuves. Mais une conception robuste anticipe aussi ce qui se passe si une intervention devient nécessaire en cours d’exploitation, au moment où l’extrados n’est plus accessible et où la seule voie de reprise possible se situe depuis l’intérieur de l’ouvrage.
Se poser cette question en amont change ce qui est spécifié dès la conception : une géométrie structurelle qui permet un accès intérieur, un état de surface du béton compatible avec une reprise d’adhérence, et un système d’étanchéité capable d’absorber fissuration, mouvements différentiels et charges hydrostatiques dans la durée.
La performance à l’étanchéité d’un ouvrage enterré résulte d’une action combinée entre le système structurel et le système d’étanchéité, deux composantes qui doivent être pensées dans une approche globale intégrant les conditions hydrogéologiques, les méthodes constructives, les contraintes d’exploitation et la stratégie de réparation envisagée. Le secteur nucléaire a fait de cette discipline une exigence, tant les conséquences d’une erreur de conception y sont significatives. La même rigueur devrait s’appliquer à toute infrastructure enterrée sensible : tunnels, fondations urbaines profondes, ouvrages énergétiques.
Une alternative par l’intrados
Face à ce constat, les systèmes d’étanchéité liquide armés, appliqués en intrados, apparaissent comme une alternative pertinente pour restaurer une barrière continue contre les transferts d’eau et de vapeur, tout en accommodant fissuration, mouvements structurels et pression hydrostatique.
La communication présentée à TINCE 2026 dresse l’état de l’art de ces systèmes et illustre leur mise en œuvre à travers la réhabilitation d’un ouvrage enterré complexe en béton armé pour le compte du CEA. Le papier détaille le concept d’étanchéité initial, le diagnostic des infiltrations persistantes, les raisons ayant conduit au choix d’une barrière composite verre-époxy en intrados, ainsi que le cadre de qualification retenu pour valider sa compatibilité à long terme avec le support et les sollicitations en présence.
Ces travaux mettent en avant la pertinence des systèmes d’étanchéité liquide armés comme stratégie de réhabilitation robuste pour les ouvrages enterrés sensibles du secteur nucléaire.
À propos de TINCE
TINCE (Technological Innovations in Nuclear Civil Engineering) réunit la communauté du génie civil nucléaire autour des innovations technologiques appliquées à la conception, la construction et la maintenance des ouvrages du secteur. Organisé par la SFEN, le cycle de conférences a été initié en 2013 ; l’édition 2026 s’est tenue à Tours.
Mots-clés : ouvrages enterrés, réhabilitation de l’étanchéité, étanchéité liquide appliquée, génie civil nucléaire, barrière composite
Communication : Erik Vimond (ETANDEX), Vincent Boutin (CEA), TINCE 2026
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